Véronique Vincent

L’ACFA DE PLAMONDON VEUT UNE GARDERIE

Écrit par : Kim

26 mars 2021

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À Plamondon, il n’existe aucune garderie : ni francophone, ni anglophone. Cette situation est un véritable casse-tête pour certains parents. L’ACFA régionale travaille présentement sur le projet d’en accueillir une, en français bien sûr.

Le besoin d’une garderie francophone à Plamondon est criant, selon Francis Lamoureux, président de L’ACFA régionale de Plamondon-Lac la biche. L’association qu’il préside explore des façons pour répondre à ce besoin communautaire.

Grâce à l’initiative nationale entrepreneuriale en petite enfance, le Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA), en collaboration avec la FPFA, a reçu à l’automne 2020 du financement pour explorer la faisabilité de créer une garderie francophone à Plamondon et à Cold Lake. Le rapport final du consultant sur cette possibilité est attendu avant le 31 mars 2021.

Il n’y a pas de garderie organisée ni en français ni en anglais à Plamondon. Les familles utilisent des services de « day-homes » organisés par d’autres parents. « Ce ne sont pas toujours des gens qualifiés, mais ça répond aux besoins de base », explique Francis Lamoureux. « Il y a des mères ici qui accueillent quelques enfants pour la journée, mais personnellement, je me sentirais encore stressée même avec cet arrangement parce que vous ne savez jamais quand elles décideront de ne plus le faire », explique Silken Rawson, jeune maman de Plamondon, aujourd’hui en congé de maternité.

Francis Lamoureux est président de l’ACFA régionale de Plamondon. Crédit: Courtoisie

Parcours du combattant

« Il y a des gens qui se rendent à Lac la Biche depuis Plamondon tous les matins pour déposer leur enfant à la garderie, pour revenir à Plamondon le matin même pour le travail. » Un trajet aller-retour de plus de 60 km. « Il y a déjà six familles qui sont prêtes à envoyer leurs enfants, si une garderie ouvrait demain », exprime Francis Lamoureux. De plus, des membres de la communauté ont aussi partagé leur intérêt pour travailler à cette garderie.

Une prématernelle francophone existe en partenariat avec le conseil scolaire centre-est et l’école Beauséjour. Francis Lamoureux remarque qu’il y a de plus en plus de jeunes de moins de 30 ans qui s’impliquent auprès de l’ACFA dans sa région. Le fait que des services en français pour les jeunes familles ne sont pas disponibles est un grand désavantage pour ces futurs et jeunes parents.

Mireille Peloquin est la directrice de la Fédération des parents francophones de l’Alberta. Crédit: courtoisie

« Un service de garde fait allusion qu’on fait juste garder les enfants pour s’assurer qui ne se blessent pas. En vérité, un service de garde a une programmation développée par des professionnels avec plus de trois ans d’études postsecondaires », dit Mireille Péloquin, directrice générale de la Fédération des parents francophones de l’Alberta.

Elle ajoute que ce type de programmation est important pour la francisation de l’enfant. « Si le niveau langagier de l’enfant n’est pas à la hauteur quand il arrive à la maternelle, l’enfant doit apprendre le français avant de pouvoir apprendre. » En effet, selon elle : « l’école francophone n’est pas là pour apprendre le français, mais pour apprendre en français ! ».

Une réponse pour le 31 mars

« On aimerait que notre ACFA détienne la garderie », exprime Francis Lamoureux. D’autres ACFA régionales détiennent des garderies, dont celle de Saint-Paul. Ce qui ralentit le projet à Plamondon est le manque de locaux. « C’est la seule chose qui nous manque vraiment », explique Francis Lamoureux.

« J’enverrai mon enfant à l’école francophone alors ce serait merveilleux pour ma famille d’avoir une garderie française pour promouvoir la langue et la culture de mon enfant ! Je suis enchantée de penser à l’idée d’avoir une garderie française en ville ! », exprime Silken Rawson. « Pour moi, cela m’apporterait tellement de confort de savoir qu’il y a un endroit stable et fiable pour amener mon fils une fois qu’il sera temps pour moi de retourner travailler après mon congé de maternité ».

« Nous explorons les options pour offrir des services de garde le plus rapidement et en même temps on veut faire que le service soit fiable », exprime Francis Lamoureux, président de l’ACFA régionale de Plamondon-Lac la Biche. « Je vois ce qui se passe à Plamondon comme un projet communautaire pour assurer un bon départ pour nos enfants et jeunes familles qui ont besoin d’appui », partage Mireille Péloquin, directrice générale de la Fédération des parents francophones de l’Alberta.

Pour en savoir plus :

https://fpfa.ab.ca/

http://regionales.acfa.ab.ca/plamondon/

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