La Cité des Prairies a soufflé sa dixième bougie

Écrit par : Maxime Mainieri

16 avril 2021

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À Lethbridge, le centre communautaire fête ses 10 ans. Aujourd’hui, la Cité des Prairies permet aux différentes entités francophones de la ville de poursuivre leurs activités, dans un cadre favorable.

Face à la pandémie, la salle communautaire de la Cité des Prairies patiente avant de retrouver l’animation qu’elle a connue pendant une décennie. Crédit: courtoisie.

Le 11 mars dernier marquait le dixième anniversaire de la construction de la Cité des Prairies. Basé à Lethbridge, ce centre communautaire abrite depuis ses débuts l’ensemble des organismes francophones locaux. 

« Au début, il s’agissait d’un projet de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) », raconte Valérie Fortin, employée depuis cinq ans par la Cité des Prairies en tant qu’administratrice. « Moi je n’étais pas encore arrivée au moment de l’inauguration, mais je sais que beaucoup d’années ont été nécessaires au préalable pour mettre ce projet en place ». 

Pour son cinquième anniversaire, la Cité des Prairies avait pu notamment organiser un concert dans ses locaux. Crédit : courtoisie.

« Des efforts très importants ont été réalisés à l’époque, pour aller chercher des subventions », ajoute Kate Gilbert, directrice générale de l’ACFA de Lethbridge. Depuis dix ans, l’objectif de la Cité des Prairies reste inchangé : « gérer les différents espaces du centre pour offrir les meilleures conditions de développement aux organismes francophones, qu’ils puissent se sentir chez eux ». 

Ces derniers sont au nombre de quatre. Il s’agit de la médiathèque, de l’ACFA, de la société cInéMAGINE de l’Alberta et de la garderie CREFL. La Cité des Prairies est également collée à l’école francophone La Vérendrye. « Il s’agit d’un bel avantage pour les francophones de Lethbridge qui peuvent retrouver tous les services disponibles au sein d’une même structure ». 

Valérie Fortin, administratrice de la Cité des Prairies. Crédit: courtoisie.

« Le rêve de tout organisme »

Pour Jérémy Lebon, directeur général de cInéMAGINE, « l’avantage est qu’on peut partager des projets adressés à la communauté francophone, on aimerait bien que ça continue ». Il apprécie que « la structure donne accès à la salle de spectacle dans laquelle nous pouvons diffuser nos films ». De son côté, Kate Gilbert considère qu’« avoir son propre espace, avec des locaux fonctionnels, est le rêve de tout organisme ». « Nous n’avons plus besoin de louer des salles », précise-t-elle.

Les enfants de l’école de La Vérendrye ont participé à de nombreuses activités au sein de la Cité des Prairies. Crédit : courtoisie.

Dans le contexte de la pandémie actuelle, la Cité des Prairies a mis en pause plusieurs projets, tels que son souper spaghetti dans le cadre du Francothon. « À cause du COVID, nous ne pouvons pas mettre en location notre salle multifonctionnelle, alors qu’il s’agit de notre principale source de revenus », poursuit Valérie Fortin. Elle prévient par ailleurs que « si d’autres organismes francophones voient le jour à Lethbridge, la Cité des Prairies est capable de leur faire de la place ». Pour Kate Gilbert, le centre communautaire est d’autant plus une réussite, car « on travaille fort parce que nous n’avons pas les moyens d’une grande ville comme Calgary ou Edmonton ».

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