Le retour du Galala, un succès !

Écrit par : Sarah Therrien

17 juin 2021

Olivia Elel Enanga en train de performer sa chanson Avec toi (Na wa). Crédit : Courtoisie CDM

Une tradition de plus de 25 ans revient après un an d’absence: le Galala fait à nouveau chanter la francophonie albertaine. Le 26 mai dernier, 17 passionnés de musique, accompagnés par des musiciens professionnels, ont pu performer devant la caméra pour une représentation virtuelle de cet événement annuel. 

«On est vraiment content du résultat qu’on a pu créer», souligne Matthieu Damer, directeur général du Centre de développement musical (CDM). Alors que l’année dernière, le spectacle avait été annulé à contrecœur quelques jours seulement avant la représentation, l’équipe du CDM a opté cette année pour une édition entièrement virtuelle. Olivia Elel Enanga confie qu’elle a ressenti «un peu de stress par rapport à si on va le faire ou non».  L’enregistrement a finalement pu se faire en mars, entre deux mesures restrictives.

Matthieu Damer est directeur du Centre de développement musical. Crédit : Courtoisie

Sous le thème de Pandémie… il y a d’l’espoir, la cohorte de participants fut de moitié moins nombreuse qu’à l’habitude. Un phénomène que Matthieu Damer observe dans tous ses programmes cette année : «pour la musique, l’expérience est meilleure quand on est en personne», explique le directeur du CDM.

Des participantes emballées

Entraînée dans le monde de la musique par sa famille mélomane, Olivia Elel Enanga décide de prendre part au Galala pour faire rayonner sa chanson Avec toi (Na wa), composée il y a un an en français et en douala, une des langues parlées au Cameroun. «Interpréter sur scène, c’est autre chose», mentionne-t-elle. C’est aussi l’occasion pour elle de rencontrer les professionnels d’ici et le public albertain. 

Entraînée dans le monde de la musique par sa famille mélomane, Olivia Elel Enanga décide de prendre part au Galala pour faire rayonner sa chanson Avec toi (Na wa), composée il y a un an en français et en douala, une des langues parlées au Cameroun. Crédit : Courtoisie

Olivia Elel Enanga met en lumière le travail de Marie-Josée Ouimet à la direction artistique : «c’est une grande dame de la communauté, j’apprécie beaucoup son investissement». Un point de vue que partage Élianne Baril, jeune interprète de 17 ans, qui aime les conseils et les défis qui l’aident à se développer comme artiste.

Une opportunité musicale francophone

Les occasions de performer devant un public, même pour les artistes professionnels, ne sont pas si nombreuses. Encore moins en français.  Depuis maintenant plus de 25 ans, le Centre de développement musical propose cet événement qui fait chanter les Franco-Albertains.

Élianne Baril chantant On prend des notes de Léa Paci. Crédit : courtoisie CDM

L’idée maîtresse derrière le Galala, «c’était de donner des opportunités de se présenter sur scène», précise Matthieu Damer. Élianne Baril en sait quelque chose, elle y participe depuis prêt de 10 ans, «je crois que le Galala, surtout dans un environnement anglophone, m’a fait apprécier la musique, mais plus particulièrement la musique francophone». Originaire de Legal, cette habituée du Galala fut contente de pouvoir vivre l’expérience d’une performance devant les caméras. 

Élianne Baril à 8 ans, lors de sa première participation au Galala. Crédit: Courtoisie

Projet inclusif

«Depuis quelques années, on a ouvert le Galala à tous les âges», explique Matthieu Damer. Initialement ce spectacle de talents sollicitait la participation des 8 à 17 ans. «On a eu un retour qu’il y avait un intérêt des parents et des jeunes pour y participer, qu’ils aimeraient eux aussi avoir cette opportunité-là.»

Environ une cinquantaine de personnes était rassemblée le 26 mai dernier pour assister au Galala 2021. Olivia Vincent a interprété Je suis malade de Lara Fabian. Crédit : Courtoisie

En plus d’être ouvert à tous les âges, le Galala est «toujours ouvert à tous les styles musicaux». Cette année, nous avons pu savourer la performance de Sophie Breton au piano, qui a interprété une pièce bien connue du compositeur français Debussy, Clair de lune

Les artistes en ouverture du Galala interprétant Plus rien des Cowboys fringants. Crédit : Capture d’écran

«J’encourage vraiment tous ceux qui le veulent et qui en rêvent», lance Olivia Elel Enanga qui regrette de ne pas avoir connu cet événement plus tôt. Elle invite également toute la communauté africaine à faire le pas en partageant des sonorités et des musicalités différentes afin d’enrichir la vie culturelle d’ici. 

Partager