Le retour des activités parascolaires malgré la pandémie

Écrit par : Emmanuella Kondo

21 octobre 2021

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Céline Pétrisot fait la promotion des activités du PIA. Crédit : Emmanuella Kondo

En dépit de cette quatrième vague de la pandémie de COVID-19 en Alberta, de nombreux organismes francophones continuent d’offrir leurs programmes parascolaires dans les écoles primaires et secondaires de la province. C’est notamment le cas du Portail de l’Immigrant Association (PIA) et de Francophonie Albertaine Plurielle (FRAP).

Après avoir mis fin aux restrictions concernant la pandémie le 1er juillet dernier en déclarant la réouverture pour l’été (Open for Summer), le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, a décidé, le 15 septembre dernier, de réinstaurer certaines restrictions. 

Parmi celles-ci, la distanciation physique et le port du masque. Comme la plupart des enfants de moins de 12 ans ne peuvent pas encore se faire vacciner, il est conseillé aux parents, tuteurs, employés et visiteurs de se faire vacciner pour protéger les élèves ou de limiter leur présence dans les écoles. 

En dépit de ces restrictions, de nombreux élèves ont retrouvé le chemin des établissements scolaires. Malheureusement, l’accès aux écoles pour les intervenants extérieurs est toujours déconseillé et les programmes parascolaires sont donc proposés par vidéoconférence.

Une rentrée sous le choc

Céline Pétrisot, coordonnatrice du programme parascolaire du PIA, situé à Calgary, explique combien la rentrée, cette année, était un peu plus compliquée que les années précédentes.  

Céline Pétrisot, la coordonnatrice des activités parascolaires du PIA qui ont débuté en septembre dernier. Crédit : Emmanuella Kondo

«Quand les enfants sont rentrés […] on pensait qu’on pourrait aller dans les écoles», assure-t-elle. Ainsi les membres du PIA étaient convaincus qu’en dépit de la pandémie encore présente, tout irait bien. Malheureusement, «en quelques semaines, on nous a annoncé que l’on ne pouvait plus rentrer dans les écoles».

Cette annonce du premier ministre albertain n’a pas seulement bousculé la programmation, mais aussi obligé Céline Pétrisot et son équipe à adapter leur programme en ligne. Déçue, la coordonnatrice y voit une année de plus sans pouvoir rencontrer les jeunes en personne.

Un mal pour un bien 

La majorité des partenaires du PIA étaient néanmoins déjà prêts à recevoir les élèves en utilisant les plateformes numériques. Cette obligation a tout de même offert l’occasion à de nombreux élèves en région d’y participer.

Capture d’écran d’un des ateliers pour les parents et les élèves offerts en ligne par la FRAP.
Crédit : Courtoisie

«Les enfants qui sont à Canmore ou Airdrie, par exemple, n’avaient pas la possibilité de participer aux activités», explique-t-elle. Aujourd’hui, c’est possible. Elle y voit pour ces jeunes l’occasion d’obtenir un accompagnement de qualité par des professionnels. Finalement, Céline Pétrisot témoigne d’une augmentation des inscriptions au courant de l’année.

L’aide au devoir en ligne? 

De son côté, la FRAP offre plusieurs programmes d’apprentissage et d’appui scolaire pour les élèves du primaire et du secondaire. Ngena Ali-Ebenga, le coordonnateur des services d’établissement dans les écoles, explique qu’ils ont connu de nombreuses difficultés dans ce contexte pandémique. 

En effet, avec l’utilisation des ressources en ligne, la FRAP a dû non seulement diminuer l’offre, mais aussi le nombre de participants par tuteur. «On ne peut pas dépasser 30 minutes de séance pour les élèves du primaire et une heure pour ceux du secondaire», explique-t-il. Il ajoute qu’il n’est pas possible d’avoir plus de deux élèves par tuteur pour de nombreuses raisons.

Ngena Ali-Ebenga est fier de pouvoir appuyer de plus en plus d’élèves partout en Alberta. Crédit : Courtoisie

Parmi celles-ci, il évoque les limitations technologiques, telles que les problèmes de connexion, le décalage sonore et les bruits de fond. La baisse du nombre de participants et le niveau de fatigue et de concentration des élèves n’ont tout de même pas empêché l’organisme de poursuivre ses programmes.

«Les défis changent et nous devons nous ajuster», explique-t-il. Ainsi, les tuteurs s’adaptent afin d’accompagner les élèves tout au long de leur cheminement scolaire. «Et peu importe les défis qui viennent avec, on ne va pas baisser les bras», s’exclame Ali-Ebenga.

Tout compte fait, malgré ces temps difficiles, pour Céline Petrisot et Ngena Ali-Ebenga, la mission reste la même. Appuyer les élèves dans leurs apprentissages scolaires du mieux qu’ils peuvent sans oublier que leur priorité sera toujours le bien-être des enfants.

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