Et si le ballet m’était conté

Écrit par : Emmanuella Kondo

21 décembre 2021

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Rachel Kundzins exécute un pas de sissonne. Crédit : Courtoisie

Aussi précis et difficile que puisse être le ballet, Rachel Kundzins est tombée amoureuse de cette danse classique et authentique à l’âge de 3 ans. Sa passion grandissante l’incite à approfondir son apprentissage et à 13 ans, elle se lance à corps perdu en espérant un jour briller sur les scènes internationales. 

«Je m’entraîne tous les jours de 8h à 16h. Je me prépare pour un emploi professionnel dans une compagnie de ballet», explique la ballerine. Stagiaire à l’Alberta Ballet School, Rachel suit un programme d’entraînement spécialisé et adapté qui lui permettra en effet de faire partie d’une compagnie de ballet professionnelle. 

Rachel Kundzins exécute une arabesque. Crédit : Courtoisie

Avant de rejoindre l’école de ballet à Calgary, Rachel Kundzins, issue d’une famille francophile, vivait aux États-Unis, dans l’État du Connecticut. Pendant quatre années, elle aiguise ses pointes, affine son grand jeté, électrise sa pirouette au Nutmeg Ballet Conservatory, tout en poursuivant ses études secondaires en ligne.

Avec le recul, et quelques années d’entraînement plus tard, Rachel ne sait pas exactement ce qui l’a poussée à pratiquer cet art. «Je pense que quelque chose m’a attirée, mais je ne sais pas quoi. Il y avait une telle élégance dans le ballet que j’avais juste l’impression que je devais en faire partie», raconte-t-elle.

Les difficultés du ballet

Rachel n’en démord pas : le ballet est un art complexe. Bien qu’elle le pratique depuis toute petite, elle assure qu’il y a toujours quelque chose de «difficile» à exécuter. 

Pour une novice, le ballet demande des efforts surhumains. C’est extrêmement exigeant de s’adapter aux différentes positions de danse, et ce, même pour une artiste qui s’entraîne des heures et des heures chaque jour.

Rachel Kundzins en Fée Dragée. Crédit : Courtoisie

«Au fur et à mesure que tu progresses, il y a toujours un nouveau défi pour toi […]. Je pense que maintenant essayer de vraiment affiner tout ce que j’ai appris est un défi. Il faut rendre le mouvement sans effort et se concentrer sur tous les détails.» Comme Rachel le précise, ce n’est pas les mouvements en tant que tels qui sont les plus difficiles, mais plutôt savoir les rendre plus gracieux, plus fluides.

La pandémie en toile de fond

La pandémie n’a d’ailleurs pas rendu les choses faciles pour Rachel et les autres danseurs de l’école. Avec la fermeture des écoles et les cours offerts en ligne, les danseurs ont dû pratiquer leurs mouvements chacun chez eux. Une situation que l’on peut facilement imaginer des plus compliquées, une scène étant plus grande qu’une pièce d’une maison.

«Beaucoup d’exercices ont été modifiés. Nous n’avions pas la place pour danser de la même manière qu’en studio», explique Rachel. Avec les routines modifiées en fonction de l’espace disponible à la maison, les sauts n’étaient bien sûr pas conseillés. Cabrioles, sauts de chat et autres mouvements aériens n’étaient donc pas possibles. 

Le retour au studio a été un autre défi, mais un moment très attendu par tous les jeunes passionnés de ballet. «Nous étions tellement excités de quitter nos canapés», s’exclame Rachel, et ce, malgré les restrictions imposées dans les locaux de l’Alberta Ballet School.

Rachel Kundzins interpréte la danse de la Fée Dragée. Crédit : Courtoisie

«Nous devions porter nos masques et danser avec le masque est très difficile pour nous. C’est juste difficile de respirer». Rachel indique que, d’un autre côté, leur endurance sera «excellente» quand les masques ne seront plus obligatoires lors des entraînements. 

Des prestations inoubliables

Lorsqu’elle étudiait au Nutmeg Ballet Conservatory, Rachel a eu la chance de danser dans de nombreux spectacles, dont celui qui est toujours à l’affiche pendant Noël, le fameux Casse-Noisette

«J’ai été dans beaucoup de spectacles. Je dirais quatre saisons de Casse-Noisette et sept spectacles par année. C’est tellement fantastique de partager cela avec le public et de créer quelque chose que les gens apprécient chaque année!» 

Comme plusieurs autres danseuses, Rachel a eu la chance d’incarner la Fée Dragée, l’un des rôles les plus importants du spectacle de Casse-Noisette. «Les rôles varient. J’ai travaillé avec le groupe, puis j’ai eu l’occasion de danser seule sur scène et d’avoir un solo. La meilleure partie de la performance est d’avoir l’opportunité de performer la Fée Dragée.» 

Même si cette année, Rachel et d’autres danseuses n’auront pas l’occasion de participer à un spectacle sur scène à cause des restrictions sanitaires et du nombre limité de personnages pouvant être sur scène en même temps, elle espère faire partie des heureuses élues qui contribueront, l’an prochain, à la beauté majestueuse du Casse-Noisette de Tchaïkovski.

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