17 ans après, l’enseignante retrouve l’école qu’elle a inaugurée

Écrit par : Maxime Manieri

17 août 2021

Pour son premier emploi en tant qu'enseignante, Brigitte Burrows retrouve l'école de ses débuts. Crédit : Courtoisie

Parmi ses effectifs, l’école La Mission compte Brigitte Burrows comme nouvelle enseignante. Dix-sept ans plus tôt, c’est elle qui avait coupé le ruban d’inauguration de l’établissement scolaire francophone de Saint-Albert

Début septembre, Brigitte Burrows ouvre pour la première fois la porte de sa classe à ses 18 élèves de troisième année. Diplômée en avril, la nouvelle enseignante de 21 ans ne pouvait espérer mieux comme première affectation. «J’avais la volonté de revenir à La Mission», dévoile-t-elle. Une envie justifiée pour celle dont l’histoire se conjugue avec celle de l’établissement scolaire.

En 2003, Brigitte Burrows a eu l’honneur de couper le ruban symbolisant l’ouverture de la nouvelle école francophone à Saint-Albert. Mis à part «une grande fête avec des personnalités importantes comme le maire Nolan Crouse», peu de souvenirs subsistent pour une enfant de cinq ans. Mais, présente ce jour-là, sa grand-mère Jacqueline Morissette se souvient surtout d’un «moment de fierté».

Une famille impliquée dans la promotion de la francophonie 

À l’époque, la petite Brigitte n’a pas été désignée par hasard parmi la centaine d’élèves inscrits. «Mes grands-parents et ma mère ont toujours été impliqués dans la promotion de l’éducation francophone à Saint-Albert», explique l’enseignante. «À partir des années 80, avec d’autres parents, nous nous sommes battus pour avoir le français dans notre commune, précise Jacqueline Morissette. Mes autres petits-enfants, plus vieux que Brigitte, devaient faire 16 km en autobus pour aller dans une école francophone d’Edmonton». Ainsi, après deux décennies de lutte, «on s’est dit que ces efforts en valaient la peine».

« Ouverture d’école » : A cinq ans, Brigitte Burrows a été choisie parmi ses camarades pour découper le ruban d’inauguration de l’école francophone. Crédit : Courtoisie

Suite à cette journée mémorable pour sa famille, Brigitte Burrows a progressivement développé un lien fort avec La Mission. Entre ses murs, une vocation est née. «J’ai toujours voulu faire ce métier, les enseignants que j’ai eus dans le passé m’ont marqué», affirme celle qui au cours de sa scolarité, a seulement quitté les lieux pour étudier au Campus Saint-Jean, afin d’obtenir le diplôme lui permettant d’enseigner à son tour.

«Rendre ce que la communauté de Saint-Albert m’a donné» 

Au-delà de l’école, Brigitte Burrows éprouve une affection particulière pour la ville de Saint-Albert, où elle a toujours vécu. «Ici vit une communauté que je connais bien et j’ai envie de lui rendre ce qu’elle m’a donné», reconnaît-elle.

Depuis ce jour de 2003, l’école La Mission de Saint-Albert a connu un développement tellement important que trois salles de classe dites «portables» ont été construites en dehors de l’établissement. L’ensemble des 250 élèves, de la maternelle à la quatrième année, peuvent ainsi être accueillis. Les cinquièmes et sixièmes années ont quant à eux dû déménager vers l’école Alexandre-Taché, faute d’espace.

Cet article fut publié dans l’édition du 15 octobre 2020 en page 4.

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